Cette réunion n’a rassemblé que très peu de personnes et c’est dommage aussi bien pour les organisateurs que pour les absents qui ne bénéficient
pas des échanges et du climat de convivialité dans lequel se déroulent ces réunions.
Deux personnes d’une liste concurrente nous ont fait la gentillesse de contribuer à nos réflexions sans rester de simples auditeurs. Nous les en
remercions, car c’est bien cette recherche commune de l’intérêt commun plutôt que l’affrontement stérile entre ambitions personnelles que nous souhaitons dans la vie publique.
La réunion s’est déroulée en trois temps :
- Un partage sur ce que nous mettons derrière le mot « civisme » et « engagement citoyen »
- Une recherche des domaines dans lesquels agir en priorité pour stimuler l’engagement civique à Lyon
- Enfin, une discussion sur le projet de « Pacte de civisme ».
Civisme.
Ce mot évoque pour les participants l’altruisme, le respect de l’autre, mais aussi l’implication des citoyens dans la cité et son gouvernement.
Le civisme, c’est aussi accepter de sacrifier son intérêt personnel à l’intérêt général s’il le faut, en étant capable de surmonter le réflexe « Not in my backyard », qui peut
se traduire par « D’accord pour un nouvel autoroute, à condition qu’il ne passe pas dans mon jardin ! ». Le civisme devrait se vivre au quotidien. Il donne sens à ce qu’on
fait parce qu’on en voit l’utilité sociale. C’est une vertu nécessaire dans la vie publique si l’on ne veut pas que la société se délite ou s’anémie du fait du chacun-pour-soi.
Domaines dans lesquels agir en priorité.
Le civisme et l’engagement citoyen sont-ils une affaire purement privée ou peut-on prendre des dispositions collectives pour les stimuler et en
faire l’objet d’une politique municipale ? A cette question, chacun répond en évoquant différents domaines dans lesquels une action publique est possible.
- La communication et la réglementation : Les campagnes d’affichages incitant aux gestes civiques, assortie d’une réglementation et de sanctions plus sévères s’il le faut à
l’égard des contrevenants.
- L’éducation : L’éducation des enfants, mais aussi l’éducation des adultes par les enfants notamment pour inciter aux bonnes pratiques environnementales. La pratique du
tutorat des plus jeunes par les plus âgés.
- Le soutien des initiatives citoyennes, comme le ramassage scolaire à pied par « pedibus », l’entretien de jardins publics par les habitants (« Brin de
Guille »), l’accueil d’étudiants étrangers dans les familles, le covoiturage, etc.
- L’urbanisme : La lutte contre l’étalement urbain afin d’éviter le gaspillage d’espaces, l’extension inutile des réseaux (transports, voirie, assainissements), les pertes de
temps dans les déplacements. Le soutien aux commerces de proximité et au maintien de petites entreprises en ville pour rapprocher l’emploi et les commerces de l’habitat.
- L’habitat : La dissémination de l’habitat social dans la ville, afin d’éviter la ghettoïsation et la concentration de populations en difficulté. La mixité entre le locatif
et la copropriété, entre les logements étudiants, les résidences de personnes âgées et le logement classique, entre le logement ordinaire et les logements aménagés pour les personnes handicapées,
afin de favoriser une plus grande mixité sociale et les liens intergénérationnels.
- L’emploi : Le chômage, notamment le chômage des jeunes, est source de violences, d’incivilités et de délinquance. Il traduit une grande indifférence des responsables
politiques à l’égard des générations montantes. Les élus municipaux ne peuvent pas s’en désintéresser même si la loi n’attribue que peu de compétences aux villes dans ce domaine.
- La prise en charge des personnes âgées : La création d’institutions, le développement des formules de maintien à domicile, la revalorisation des emplois liés aux personnes
âgées. La recherche d’une plus grande équité entre les formes d’emploi, car les personnes travaillant en libéral sont exclues des dispositifs d’heures supplémentaires.
Echange sur le projet de PACTE DE CIVISME :
Le projet de Pacte de Civisme suscite quelques critiques spontanées, sur la forme et sur le fond.
Sur sa forme, il paraît trop dense, trop long et gagnerait à être formulé en des phrases plus courtes et plus concises.
Sur le fond, une participante estime que l’emploi devrait apparaître avec une plus haute priorité et être placé en tête de liste.
Le temps ne permettant pas de prolonger le débat, chacun est invité à examiner ce Pacte à tête reposée et à proposer d’ici la prochaine réunion
ses amendements et ses reformulations.
Prochaines réunions :
Même lieu (Café du Rhône 23 quai Victor Augagneur) et mêmes heures (le jeudi soir de 19h à 21h). Nous envisagerons éventuellement un changement
d’horaire à partir du 31 janvier car les horaires actuels semblent décourager les parents ayant de jeunes enfants. Nous terminerons notre échange sur le contenu du « Pacte de civisme »
et débattrons de la façon de le diffuser.
Vous pouvez réagir sur ce compte-rendu et les sujets qui y sont évoqués en nous envoyant vos commentaires. N’hésitez pas non plus à diffuser
ce compte-rendu à vos amis et à les inciter à venir le jeudi soir. Merci.